Il reste six jours d'ici au deuxième tour de l'élection présidentielle dimanche prochain. Chacun le sait, cette élection est décisive, car elle déterminera l'avenir de notre pays dans les cinq années qui viennent, avec le choix de continuer ce qui a échoué dans pratiquement tous les domaines et qui est fondé sur l'injustice, ou de changer de politique.
Bien sûr, ce qui comptera dimanche soir sera le nom de celui qui sera élu. Mais, cette fois-ci, l'écart entre le nombre de voix de chaque candidat aura aussi une importance non négligeable.
D'abord parce que, très vite, devra s'engager avec nos partenaires européens, et notamment l'Allemagne, une négociation qui ne sera pas facile sur la relance de l'activité économique. Pour donner la force démocratique à la position de François Hollande dans ces discussions, il est important qu'il soit élu avec une majorité la plus large possible.
Ensuite car la différence entre les deux candidats restant en lice ne porte pas seulement sur le contenu des politiques qu'ils proposent, mais aussi sur la vision des valeurs de la Répiuublique qu'ils incarnent. Le candidat sortant, dans sa course folle pour tenter de refaire son retard, n'hésite pas à diviser, à stigmatiser telle ou telle catégorie de la population, à mépriser les syndicats et les corps intermédiaires, à faire des concessions à l'idéologie d'extrême-droite. Il est important que cette attitude soit durement sanctionnée par les urnes, et que soit au contraire conforté celui qui veut incarner le rassemblement, François Hollande.
Enfin car Nicolas Sarkozy, comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire sur ce blog, aura incarné dans cette campagne des pratiques bien éloignées des vertus démocratiques qu'on attend des hommes publiques, le mensonge permanent plutôt que la vérité, l'insulte plutôt que le débat, les contorsions plutôt que la cohérence, la mise en cause personnelle plutôt que les propositions de fond. Ces caractéristiques n'avaient jamais atteint une tel degré dans une élection présidentielle de notre pays. Il est indispensable qu'elles soient clairement rejetées, si on ne veut pas que la démocratie française, en s'inspirant des mauvais côtés des élections américaines, s'éloignent de plus en plus des problèmes quotidiens et des aspirations de notre peuple.
Vous connaissez mon engagement pour François Hollande, au nom de la justice sociale, du renouveau écologique et du redressement économique. Mobilisons nous pour qu'au-delà des propositions de fond qu'il porte, le scrutin de dimanche permette, de manière très nette, de tourner la page et de redonner confiance à notre pays.
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