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Le blog de Géraud GUIBERT,
Conseiller municipal et communautaire du Mans
"Un blog CITOYEN de PRISES de POSITION et de DEBATS, sans LANGUE DE BOIS"
J'ouvre ce blog avant tout pour susciter des discussions et des débats, et non comme un outil classique de promotion d'un élu.
Vous y trouverez donc au fil du temps mes idées personnelles, parfois dérangeantes, et mes coups de gueule sur le vie de notre ville, de notre département et de notre pays, sur l'écologie et la gauche, sur les grands problèmes mondiaux et ceux de la vie quotidienne....
J'espère qu'elles vous feront souvent réagir.
A vos claviers !!!
Bien cordialement à toutes et à tous.
Géraud GUIBERT
56 a, 2 enfants
Elu municipal et communautaire du Mans
Membre du conseil national du Parti socialiste
Animateur et porte-parole du pôle écologique du PS
Porte-Parole d'Arnaud Montebourg (primaires d'octobre 2011)
Chargé de la concertation avec les acteurs du nouveau contrat écologique dans l'équipe de campagne de François Hollande (Présidentielles de 2012)
Directeur de cabinet de Nicole Bricq, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie
Auteur de :
-"Le grand tournant énergétique" (ed. Syros, 1983)
-"l'Utopie et la rose" (ed. Apogée, 2005)
-"Tous écolos... et alors - les enjeux de la nouvelle scène écologiste"
(ed. Lignes de repères - 2010)
- "Le bonheur est-il dans la décroissance ?" (Avec C. Caresche et D. Szynkier, Fondation Jean-Jaurès, 2011)
Pour me joindre: geraud.guibert@orange.fr
Depuis l’accord entre le parti socialiste et EELV, il ne se passe pas de jours au cours desquels la droite attaque la prétendue « folie » que constituerait la politique de réduction de la part du nucléaire proposée par François Hollande.
En vérité, qu’on veuille sortir du nucléaire ou le garder, l’irresponsabilité est nettement du côté de Sarkozy. Ce n’est pas d’ailleurs nouveau, quand on se rappelle le projet qu’il a défendu il n’y a pas si longtemps de vendre une centrale nucléaire au colonel Kadhafi. C’est encore plus net aujourd’hui.
Dans ce domaine, la polémique politique a tendance à masquer une réalité qui s’impose : une proportion majoritaire des 58 réacteurs nucléaires actuellement en fonctionnement dans notre pays aura plus de 40 ans avant 2025. L’objectif de fermeture de 24 réacteurs d’ici là est donc la seule position responsable. L’alternative serait d’en prolonger certaines jusqu’à 60 ans, ce qui est tout sauf raisonnable pour des équipements dont la durée de vie initiale est de 30 ans.
Le deuxième argument avancé par Sarkozy est la perte d’emploi qu’une telle stratégie induirait. Cette position est elle aussi irresponsable car ces fermetures, on l’a vu, sont inéluctables, et il vaut mieux s’y préparer plutôt que de subir le moment venu une restructuration douloureuse. Quant à la non construction de nouveaux réacteurs dans cette période, elle est totalement cohérente avec la priorité donnée à la lutte contre le chômage, car la même somme investie dans les économies d’énergie et les énergies renouvelables permet la création d’un nombre d’emplois beaucoup plus important.
Troisième argument, le prix de l’électricité. Chacun reconnaît qu’il va augmenter à l’avenir, ce qui, au passage, jette une ombre sur tous ceux, dont fait partie Sarkozy, qui ont ces dernières années développé sans mesure le chauffage électrique au détriment des charges payées par les ménages souvent les plus modestes. Ces prix n’ont aucune raison d’augmenter davantage avec la réduction de la part du nucléaire dès lors que le rythme de fermeture des centrales d’ici 2025 s’effectuera au fur et à mesure de la montée en puissance des économies d’énergie et des énergies renouvelables. Elle permettra en outre de sortir d’une situation considérée comme absurde par de très nombreux économistes, celle d’avoir, en raison de nombre de réacteurs construits sur notre sol, à utiliser le nucléaire pour ne couvrir nos besoins que quelques semaines par an alors que cette source d’énergie est très coûteuse en investissement
La ligne directrice de François Hollande, la réduction de la part du nucléaire, est ainsi la seule cohérente sur le plan de la sécurité, de l’emploi, et des prix de l’électricité. Elle a en outre le mérite, certes paradoxal mais réel, de conforter à la fois ceux qui veulent sortir du nucléaire, pour lesquels c’est la première étape, et ceux qui veulent le garder, en faisant en sorte que cette source d’énergie soit utilisée dans des conditions optimales du point de vue de l’emploi, de la compétitivité et de la sécurité. Il est important que l’opinion publique s’en rende compte.
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