La déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy est bien sûr une étape dans la campagne électorale. Dorénavant, le paysage de l'élection est pratiquement fixé.
A-t-on pourtant la perspective d'un vrai débat démocratique, avec une confrontation des idées et des projets? Rien n'est moins sûr.
François Hollande a pourtant joué cartes sur table, en indiquant il y a déjà plusieurs semaines ses orientations et ses propositions précises.
Mais le candidat sortant, relayé par son clan, a un mot d'ordre: traiter son principal concurrent de menteur. Venant d'un tel bonimenteur, on en reste pantois!
La technique de l'insulte gratuite et non fondée est bien connue et très classique dans le débat public:
- quand on veut tuer son chien, on l'accuse d'avoir la rage;
- quand on veut cacher ses échecs, on met le débat sur un autre terrain;
- quand on veut masquer ses mensonges, on prend les devant en accusant les autres de mentir;
- quand on veut éviter des débats de fond, on braque les projecteurs sur un autre terrain;
- quand on veut donner l'impression qu'on est du côté du peuple, on dénonce des élites qui cacheraient prétenduement la vérité.
Ces postures ne trompent plus personne. François Hollande fait, lui, une campagne pour sortir de la crise, pendant que le candidat sortant commence la sienne dans le caniveau. Un raison de plus pour le sanctionner le moment venu.
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